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Plan de gestion raisonnée des « espaces verts » communaux

La gestion actuelle des zones enherbées est coûteuse en temps de travail, mais aussi en énergie, et elle crée des espaces quasiment déserts en termes de faune et flore sauvage.

Afin de répondre aux différents enjeux environnementaux de notre époque (réchauffement climatique, diminution de la ressource en eau, perte de biodiversité…), notre commune se dote d’un plan de gestion raisonnée de ses différents espaces verts. Actuellement en cours de formalisation, les pratiques sur la commune ont déjà commencé à changer, ce qui permet de les mettre à l’épreuve sans plus attendre.

La commune est donc actuellement engagée dans un processus de redéfinition de toutes les zones nécessitant réellement une gestion en gazon (bâtiment important, monument, lieu fréquenté par un public important qui prend le temps de s’asseoir, de jouer…) et toutes les zones où la végétation peut être plus ou moins haute (limitation du nombre d’interventions), voire seulement fauchée une fois par an. Tout en conservant des espaces utilisables et très agréables pour tous, il est tout à fait possible de créer en certains endroits des écosystèmes riches, qui auront un impact écologique très positif jusqu’à plusieurs centaines de mètres aux alentours.

L’intérêt écologique est considérable, puisque nombre d’espèces végétales vont pouvoir se maintenir dans ces zones moins tondues. Tout un cortège entomologique (insectes) sera alors associé à ces secteurs. Des dizaines d’espèces d’invertébrés vont pouvoir s’y développer et serviront de ressources alimentaires aux oiseaux insectivores et aux chauves-souris.

La revalorisation du travail des agents techniques n’est pas à négliger non plus dans cette démarche. En effet, ces derniers peuvent alors garder une marge de manœuvre importante dans le « dessin » des différentes zones en herbe. La tonte devient un travail durant lequel l’agent « dessine » le paysage. Le choix de tondre des « chemins » au milieu d’une zone prairiale permet de choisir un tracé qui peut être différent chaque année, en traçant éventuellement des courbes originales et variées.

En outre, dans les secteurs les plus travaillés, des réflexions sont engagées sur les essences à planter : flore locale (donc plus résistante), essence ayant des besoins en eau moindre…

Limiter les interventions de jardinage sur un espace n’est pas synonyme de non gestion. Cela reflète une meilleure compréhension de nos écosystèmes et un respect du vivant. C’est avant tout notre regard sur la nature qu’il convient de changer pour accepter les changements de pratiques de gestion.